Prévu initialement le 8 juin, le décret annoncé par le nouveau ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer continue de se faire attendre.

Et pour cause : selon ses mots, il devrait permettre aux communes qui le souhaitent de mettre en place, sous conditions, une organisation dérogatoire visant à répartir les apprentissages sur quatre jours, au lieu de quatre jours et demi comme c’est le cas depuis la réforme en 2013 des rythmes scolaires.

À Menton, c’est peu de dire que celle-ci n’avait recueilli ni les faveurs des parents et des enseignants, inquiets de ses conséquences – vérifiées depuis – sur la fatigue des enfants, ni l’aval du Maire. Jean-Claude Guibal y voyait aussi une « atteinte à l’école sanctuaire qui doit enseigner et non divertir ». Il avait donc instauré sur le temps périscolaire « une aide aux devoirs » plutôt que des séances de loisirs. Aujourd’hui, il constate : « Preuve que nous avions raison, le nouveau ministre veut que tous les devoirs soient faits au sein de l’école ! » Reste que le calendrier est serré.

En attendant le décret, sans lequel rien ne serait possible, les conseils d’école n’ont eu que quelques jours pour se prononcer pour ce retour à la semaine de 4 jours (à l’heure où nous imprimions, la plupart l’avaient fait, à une très forte majorité). Puis, après l’officialisation de la position de la commune qui doit intervenir par écrit et lors du prochain conseil municipal, la décision d’accorder la dérogation reviendra à l’Inspecteur d’Académie.

C’est seulement à la suite de ce processus que parents et enseignants, mais aussi les clubs et les associations, sauront enfin si leurs emplois du temps pour l’année 2017-2018 pourront être adaptés, ou non, à la semaine de quatre jours. Les services municipaux se tiennent d’ores et déjà prêts.