Une manière de vivre à défendre

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La stupeur n’était pas éteinte, et avec elle la douleur du 14 juillet à Nice, que la folie barbare frappait à l’autre bout du pays. Tuant un prêtre, le père Jacques Hamel, dans son église. Inconcevable. Et pourtant, une fois de plus après les libertés, les militaires ou les policiers, les terroristes s’en sont pris à un autre symbole. Nul n’ignore leur objectif, qu’ils n’atteindront pas car les Français feront face. Même s’ils savent que la prise de conscience dépassera l’état d’urgence. Que le quotidien ne sera plus tout à fait le même pour quelques temps au moins, comme nous le rappelle l’actualité qui fait ce numéro. À Menton aussi, il est question de sécurité, des mesures particulières que la Ville prend et que chacun sait devoir accompagner de sa propre vigilance. Mais il est aussi et toujours, heureusement, question du quotidien. Du logement, de l’emploi et des travaux. Des expositions qui continuent, des animations estivales maintenues et d’un Festival aux premières notes réussies. Parce que malgré les effets visibles d’une nécessaire sécurité, ou plutôt grâce à elle, Mentonnais et visiteurs savent qu’il leur faut continuer de vivre comme ils l’entendent. En paix. Tel fut le message porté par les cultes réunis lors de la messe en hommage au père Jacques, qui s’est déroulée le 31 juillet en la basilique Saint-Michel. Pour redire notre attachement à défendre cette manière de vivre qui fait de nous ce que nous sommes.