Alors que le 11 novembre, nous célèbrerons le centième anniversaire de l’armistice de la première guerre mondiale, l’ouvrage « Hôpitaux, blessés et malades dans les Alpes-Maritimes 1914-1918 » s’apprêtera à sortir.

Soutenu par la Ville de Menton et édité par l’association Cour et concours méditerranéen et international (CCMI), celui-ci présente les formations sanitaires temporaires, autorités civiles ou militaires ou acteurs dans notre département pendant la Grande Guerre.

Essentiellement rédigée par Yves Kinossian, conservateur général du patrimoine, cette publication est le fruit de quatre ans de recherches. Labellisé par la Mission du Centenaire et richement illustré, l’ouvrage paraîtra à la fin du mois de décembre 2018, fort de 250 illustrations originales.

Dotée de nombreux hôtels transformés en formations sanitaires temporaires, Menton offrait alors des atouts considérables pour l’hospitalisation des blessés ou malades militaires : la ville entre en effet dans les exigences du ministère de la Guerre en septembre 1914 et doit créer au moins 600 lits.

Menton s’exécute : des hôpitaux municipaux sont ouverts dès le mois d’octobre 1914 (pavillons militaires de l’hospice municipal, hôtels séquestrés : Louvre, Victoria, Ambassadeurs et Leubner, ou réquisitionnés : hôtel Alexandra, casino municipal) ; d’autre part, le collège de garçons est réquisitionné (hôpital auxiliaire n° 205). Un autre hôpital auxiliaire est organisé à l’hôtel Impérial (hôpital de l’Entente cordiale).

Entre 1914 et 1923, Menton abrite ainsi 12 formations sanitaires temporaires et met à disposition au moins 2 469 lits cumulés.

J. S.