Un maître du roman policier à Menton

ll y a cent-dix ans, naissait à Liège le célèbre auteur de romans policiers Stanislas-André Steeman. Contemporain du non moins célèbre écrivain belge Georges Simenon, il réalise dès l’âge de six ans de petites bandes dessinées très abouties.

Neuf ans plus tard, ses premiers contes sont publiés dans des revues. Embauché comme journaliste à la Nation belge, il écrit ses premiers romans avec son homologue Sintair – pseudonyme d’Herman Sartini – puis décide de se lancer dans une carrière littéraire.

Sage décision puisque ses livres sont rapidement publiés dans la collection policière Le Masque.

L’assassin habite au 21

En 1931, il remporte le Grand prix du Roman d’aventures avec Six Hommes morts.

Cet ouvrage sera sa première œuvre adaptée au cinéma avec Pierre Fresnay dans le rôle de l’inspecteur Wens.

Personnage que l’acteur continuera d’incarner dans l’Assassin habite au 21, premier film d’Henri-Georges Clouzot qui tournera quelques temps plus tard Quai des Orfèvres, un autre best-seller de l’écrivain belge.

En 1940, Stanislas-André Steeman crée Le Jury, sa maison d’édition, véritable pépinière de nouveaux écrivains belges qui malheureusement périclite à la fin de la guerre.

C’est à cette époque qu’il décide de venir s’installer à Menton avec sa famille où il poursuivra son oeuvre jusqu’à sa disparition en 1970.

Depuis, le Fregoli du roman policier comme le qualifiait Jean Cocteau, repose dans la cité méditerranéenne au cimetière du Trabuquet.

Hommage

En 2011, le Maire Jean-Claude Guibal, et ses fils, Stéphane et Hugo, lui ont rendu hommage en dévoilant une plaque apposée sur la maison familiale située route du Val de Gorbio.

Aujourd’hui la Ville célèbre les cent-dix ans de sa naissance à travers une exposition qui sera présentée tout au long de l’été à la Galerie d’art contemporain.

Intitulée Stanislas-André Steeman. Un maître du roman policier à Menton, cette rétrospective est organisée en partenariat avec Les Amitiés Belges de Menton et de Roquebrune-Cap-Martin et en collaboration avec Hugo et Régine, la veuve de Stéphane.

L’occasion de découvrir ses dessins de jeunesse, son univers cinématographique et l’intimité de ses années mentonnaises grâce à des objets, des photographies et autres divers documents lui ayant appartenu.

Du 7 juillet au 8 septembre
Galerie d’art contemporain