Place Kœnig en fin de matinée, la Ville de Menton, la communauté israélite, les autorités civiles et militaires, les sapeurs-pompiers, les associations patriotiques, les porte-drapeaux et la population ont commémoré le 78e anniversaire de la rafle du Vélodrome d’hiver.
Les 16 et 17 juillet 1942, plus de 13 000 juifs dont 4 115 enfants sont arrêtés, enfermés au vélodrome ou envoyés à Drancy. Il s’agit de la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale.
«Aucun enfant ne survivra», souligne Daniel Bensoussan, président de la cultuelle israélite de Menton. « Cette commémoration est aussi la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France. Ce rassemblement du souvenir a pour objet de faire revivre nos disparus, de proclamer leurs noms immuables et de dire notre appartenance fidèle à la communauté nationale. »
Trois gerbes ont ensuite été déposées au pied du monument de la Résistance dont celle de la Ville par Jean-Claude Guibal, Maire de Menton, et Sandra Paire, 1er adjoint. La gerbe de la communauté israélite par Ana Berkovitz, Léo Anikszetjn et les étudiants du jardin de la paix Simone Veil. Celle de l’Union locale des associations de combattants par le colonel Claude Fouché.
Le Kaddish, le chant des Morts, le chant des Marais puis la Marseillaise ont ponctué l’hommage mentonnais aux victimes de la rafle du Vel’d’Hiv.