Durant le confinement, outre leurs missions quotidiennes, les policiers municipaux ont été en première ligne pour rappeler aux habitants les mesures de confinement dans le seul et unique but de les mettre à l’abri du Coronavirus.

Sur le pont depuis le début de la crise sanitaire, la police municipale n’a cessé d’arpenter les rues et les quartiers de Menton. Leur objectif ?
Protéger la population du Coronavirus. Invisible, celui-ci a hanté tous les esprits, toutes les discussions, tous les fils d’actualité. Le moyen de lutter contre le Covid-19 ?

Respecter le confinement souhaité à la fois par l’État et le corps médical. Pour y arriver, la Ville de Menton a déployé ses forces sur le terrain avec des véhicules équipés d’un kit de protection (masques, solution hydroalcoolique et gants) depuis le 3 mars.

Ainsi, jour et nuit du lundi au dimanche, 27 policiers municipaux, rejoints le jour par une quinzaine d’agents de surveillance de la voie publique (ASVP), ont été mobilisés. Leur crédo : la pédagogie. Expliquer avant tout « Notre principale mission était de faire respecter les mesures de confinement, nous confie Pierre Boutillon, directeur de la police municipale.
Nous avons commencé par faire de la pédagogie et de l’assistance aux personnes. Nous aidions par exemple les personnes en difficulté à remplir les attestations de déplacement. Nous leur expliquions les raisons du confinement, leur indiquions les cas exceptionnels de déplacement autorisés par la loi… »

Et, en dernier recours, par la répression. Entre les contrôles piétonniers et routiers, les contrevenants risquaient une contravention de 135 euros pouvant aller jusqu’à 375, 1 500 et finalement 3 750 euros en cas de récidive.
Par ailleurs, les policiers municipaux ont également fait respecter le couvre-feu.

Rappelons en effet qu’au regard de la situation sanitaire liée à l’épidémie de Coronavirus et au nécessaire respect des mesures de confinement, le Maire de Menton a été parmi les premiers à prendre un arrêté concernant l’instauration d’un couvre-feu. Arrêté remplacé depuis le 20 mars par un arrêté préfectoral interdisant tout déplacement entre 22h et 5h dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que dans les communes du littoral.

Mais ces contrôles n’ont aucunement pris le pas sur les missions premières de la police municipale et de sa brigade de l’environnement. Car, confinement ou non, l’incivisme a malheureusement perduré. En effet, écobuages abusifs, stationnements illégaux, nuisances sonores, tapages nocturnes, différends entre voisins, encombrants déposés sur la voie publique…

Loin de changer, le quotidien des policiers municipaux durant le confinement s’est juste étendu à la préservation de notre santé à tous.