Le conseil municipal faisait sa rentrée, jeudi dernier, avec un plat de résistance parmi les 48 délibérations au menu de cette séance publique : le stationnement.

Au-delà de la sémantique – cela intéresse- t-il un contrevenant, in fine, de savoir qu’il doit régler une redevance et non plus une amende ? – ce sont surtout les tarifs qui importent aux yeux des citoyens. Et dans le cas de la dépénalisation du stationnement – c’est-à-dire que les élus locaux maîtriseront l’ensemble du dispositif de tarification – imposé aux communes dès le 1er janvier 2018, les Mentonnais gagneront une demi-heure gratuite à partir de 3 heures (4,20 euros pour 3 h 30 au lieu de 3 heures précédemment).

Charge à eux de ne pas dépasser cette durée pour ne pas subir un « forfait post-stationnement » de 34 euros*, montant réduit à 17 euros si la redevance est acquittée dans un délai de cinq jours. Le but de ce dispositif n’est bien évidemment pas de céder à la répression à tout-va, comme le rappelait le Maire : « La loi prévoit que l’on peut porter à 60 euros le montant de cette redevance… Des communes l’ont fait et, de plus, n’ont pas accordé cinq jours de délai pour le paiement. Notre choix a été de ne pas pénaliser davantage les automobilistes ». Tout en rappelant que d’autres solutions viennent compléter l’offre de stationnement, dont la carte Menton ma Ville ou le Pay By Phone. « Quant à ceux qui souhaitent rester plus de trois heures au centre-ville, ils peuvent se garer dans un parking public où la durée de stationnement n’est pas limitée ». Car la redevance de surface permet aussi d’éviter les véhicules ventouses, les voitures qui stationnent des jours et des jours sur une même place.

C’est pourquoi la municipalité a décidé de mettre en zone payante les 100 emplacements du Quai Napoléon III. Sur ce point, Jean-Claude Guibal a apporté les précisions suivantes : « On met en stationnement payant là où on nous le demande. Les commerçants ne sont pas satisfaits, on les comprend, que les clients ne puissent pas venir dans leurs magasins. Et pour d’autres, que l’on soit obligé de courir pour repartir en TER… C’est aussi pour cela que l’on va construire un garage sous la gare SNCF ». Mais ça, c’est une autre histoire !

*Lors d’un dépassement de la durée autorisée, un forfait post-stationnement (FPS) sera émis pour un montant de 34€. Si l’automobiliste a déjà payé 2,80€ pour deux heures, ceux-ci seront déduits et il devra ainsi régler 31,20€ au total (ou 17€ minorés sous 5 jours).