Les paysages de Menton à la galerie du palais de l’Europe. Du 9 novembre au 18 janvier, le palais de Carnolès – musée des Beaux-arts présente sa nouvelle exposition Menton, deux siècles de représentations à la Galerie d’art contemporain.

Cet événement s’inscrit dans un cycle intitulé Le Temps des collections, cycle dont le premier acte s’est tenu l’année dernière en ce même lieu. Tandis que le musée continue à faire peau neuve afin d’être à la hauteur de la qualité de ses collections, ces expositions « hors les murs » permettent aux amateurs de beaux-arts d’assouvir leur passion.

Passion qui devrait être satisfaite avec ce nouvel accrochage, intitulé Menton deux siècles de représentations, et consacré à des vues de notre ville aux XIXe et XXe siècles. Sortis des réserves du palais ou redécouverts par le biais des restaurations, ces peintures, dessins et gravures, auxquels s’ajoutent des photographies anciennes prêtées par le service des Archives municipales, racontent l’âme des artistes et les styles successifs de l’art du paysage des deux siècles précédents mais aussi l’évolution de Menton.

L’ensemble de l’exposition, soit 80 œuvres dont de nombreuses inédites pour le public, invite ainsi à une belle balade dans le passé, entre couleurs et nostalgie.

Menton attire les peintres Dès le XVIIe siècle, les artistes du nord de l’Europe, essentiellement les peintres hollandais, commencent à peindre le paysage pour lui-même sans support historique, religieux ou mythologique. Progressivement, ce goût nouveau s’étend à tout le continent.

En France, le XIXe siècle est le grand siècle du paysage avec, entre autres, les peintres de l’école de Barbizon et les Impressionnistes. Les artistes travaillent alors en plein air, avec les couleurs en tubes récemment inventées ou reprennent leurs toiles en atelier, après avoir dessiné dans la nature. Menton, découverte au XIXe siècle pour les vertus de son climat et la beauté de ses paysages, ne pouvait manquer d’attirer les peintres.

Malgré la renommée dont ils jouissent de leur vivant, nombre d’entre eux sont aujourd’hui oubliés. L’histoire de l’art est ainsi faite et les expositions sont là pour exhumer leurs talents.

Laurent Gsell, Raymond Allègre, Gaston Béthune… sont parmi ces gloires du passé à être venues chercher l’inspiration sur les rivages mentonnais.

Ils sont exposés aux côtés de peintres locaux comme Ambroise Gioan, nommé en 1884 professeur de l’école gratuite de dessin de Menton et premier conservateur du nouveau musée des beaux-arts en 1909 (l’actuel musée de Préhistoire régionale) ou encore Charles Beglia dont le superbe tableau de l’église Saint-Michel vaut à lui seul le détour.