Le festin des « Bazaï » ou « fête des hommes » est un événement qui remonte au règne de Louis 1er de Monaco.Ainsi, vers l’an 1700, un froid terrible s’abat sur la contrée, ravageant citronniers, oliviers et diverses autres plantations.

La famine sévit. Des volontaires prennent alors la mer afin de ravitailler le pays. Hélas ! Ils ne rapportent que de mauvaises féveroles ainsi que des haricots noirs (bazaï en génois) charançonnés.

Qu’importe ! La population s’empresse de faire cuire ces légumes et cette viande dans d’immenses marmites installées sur le port*.

Une histoire perpétrée de génération en génération et qui, aujourd’hui, se poursuit chaque année au mois de juillet grâce aux membres de l’association A Ciocoula et aux bénévoles de Menton Plus, le service Animation du CCAS.

Et si de nos jours, les charançons sont remplacés par du bœuf et du petit salé, cette soupe fait partie des gènes des Mentonnais.

Un souvenir ancré dans le cœur des vieilles familles locales.Le 19 juillet dernier, sur l’esplanade Francis Palmero, la dégustation de ce festin (650 litres) a permis à quelque 600 convives de partager un pur moment de plaisir et de convivialité.

Et ce, après que le Maire Jean Claude Guibal a goûté au mets et donné son feu vert !

Eh ! Oui ! À Menton, les traditions ont la vie dure. Et c’est très bien ainsi.

*Mes remerciements à Jean-Louis Caserio, président de la Société d’art et d’histoire du mentonnais, pour ses précieuses informations qui ont été recueillies auprès de Firpo.