Jeudi 1er novembre, 11h, stèle du Bastion • « Il y a 56 ans, nous étions contraints de quitter la terre natale, abandonnant nos biens et nos défunts (…) Souvenez-vous, à notre arrivée en métropole, nous étions indésirables (…) Mais les Pieds-noirs se sont intégrés et leurs enfants, élevés dans la dignité, n’ont brûlé aucune voiture et n’ont pas plongé dans la délinquance (…) En ce jour de recueillement, nous avons une pensée pour les Harkis et tous les militaires morts pour la France en Algérie, au Maroc et en Tunisie », évoque le président de la Maison du Pied-noir.

« Je ne changerai rien à ce que vient de dire François Alarcon, renchérit Jean-Claude Guibal, Maire de Menton. Le 1er novembre est un jour de mémoire (…) C’est la mémoire de vos familles, de ceux que vous avez laissés en terre d’Algérie (…) Il faut que vos enfants, petits-enfants, sachent d’où ils viennent et qu’un jour, ils puissent aller se recueillir sur les tombes de leurs ancêtres ».

14h30 • Le devoir de mémoire se poursuit au cimetière du Trabuquet où se trouvent les carrés militaires des soldats morts pour la France.

Dans le carré Champagne, au pied de la statue du mémorial du tirailleur, inaugurée en 2012 à l’initiative de l’Association mémoire du tirailleur sénégalais, Gaspard Mbaye, le président, évoque avec émotion et respect « l’engagement de ces soldats venus d’ailleurs qui se sont battus pour la France (…) Ces héros qui sont restés pendant si longtemps dans l’anonymat (…) ».

Puis en ce jour de Toussaint, le Maire et les élus se sont ensuite dirigés vers le cimetière du parc du Souvenir. Pour information, Jacques Tabouret et Jean-François Foury viennent de rejoindre les rangs de l’Union nationale des combattants de Menton en tant que porte-drapeaux.