La Ville de Menton et le club Soroptimist honorent une ambassadrice de la chirurgie plastique et du féminisme en donnant son nom à l’une de nos rues.

Depuis le 8 mars, la rue « sans nom » s’appelle la rue Suzanne-Noël. Située à l’angle des rues Massena et Albert-1er, cette voie porte désormais le nom d’une pionnière de la chirurgie réparatrice et esthétique qui, au début du XXe siècle, répare, entre autres, la comédienne Sarah Bernhardt suite à un lifting raté pratiqué aux États-Unis.

Au cours des deux conflits mondiaux, Suzanne Noël (née à Laon en 1878, décédée à Paris en 1954 et inhumée au cimetière de Montmartre) participe à l’effort de guerre en opérant les « Gueules cassées » puis en modifiant les visages de résistants et de juifs.

Avant d’intervenir sur les séquelles physiques de déportés à la Libération. Parallèlement, elle développe des techniques de reconstruction qui peuvent s’appliquer à des cas de mutilations sévères, voire à la réduction d’anomalies physiques. En 1928, elle reçoit la Légion d’honneur et la Reconnaissance de la Nation « pour sa contribution à la notoriété scientifique de la France sur la scène internationale ».

Chirurgien et féministe Impliquée par ailleurs dans la cause des femmes, Suzanne Noël fonde les premiers clubs féminins Soroptimist en France et en Europe dans les années 1920. Après la Seconde Guerre mondiale, elle devient une ambassadrice de la chirurgie plastique et du féminisme sur le plan international.

Lors de ses conférences, elle partage notamment son savoir mais aussi et surtout sa volonté d’émancipation de la femme. Il n’en fallait donc pas plus pour que Jean-Claude Guibal, Maire de Menton, et Nicole Lançon, présidente du Soroptimist mentonnais, lui rendent hommage en dévoilant la plaque de la rue Suzanne-Noël lors de la Journée internationale des droits de la femme.