Les policiers municipaux, renforcés le week-end par leurs homologues de Roquebrune et de Beausoleil, assurent diverses missions, notamment rendre la fluidité à la circulation et la sécurité des personnes et des biens.

Ils sont 45 anges gardiens, policiers municipaux ou ASVP, à veiller sur la cité durant la Fête du Citron®. Quarante-cinq pour accomplir des missions diverses et variées sous la direction de Jean-Marc Cazal : « Nous nous occupons de la circulation, qui est notre principale mission depuis l’an dernier, mais aussi du transport des caisses, de la descente et de la remontée des bus, du ratissage, avec les contrôleurs, du parcours du corso afin d’évacuer les personnes sans billet… » Des tâches bien fournies, mais il ne faut cependant pas oublier la protection des gens et des biens, « même si ce sont les policiers nationaux qui s’en occupent plus particulièrement ». La surveillance assurée par 68 caméras Pourtant, dans le bureau réservé aux policiers municipaux deux agents veillent derrière leurs écrans. « 68 caméras, au total, filment tout ce qu’il se passe dans la cité, de la place Saint- Roch au Borrigo en passant par la Promenade du Soleil et la rue Trenca. » Si l’on ajoute à tout cela le maintien du respect d’un périmètre de sécurité les soirs de feu d’artifice et l’encadrement des parades et défilés en semaine, mais aussi la sécurité lors de la Holi Party (samedi 24 février, 15h30), on comprend mieux la raison de cet effectif de 45 agents déployés. « Il faut y intégrer les agents mutualisés de Roquebrune et Beausoleil qui nous rejoignent le dimanche sur demande du Préfet », précise encore Jean-Marc Cazal.

« Henri-Greville le ‘‘nœud de la guerre’’ »

Un renfort très apprécié puisque les jours de corso, lorsque la voirie a nettoyé les artères où ont « coulé » les chars et les danseurs, au moment où la circulation reprend ses droits, les difficultés débutent pour les « hommes en bleu ». « Le carrefour Henri-Greville est le ‘‘nœud de la guerre’’, poursuit Jean-Marc Cazal. Il attire toute notre attention : en général, quand il se libère petit à petit des voitures qui l’encombrent, c’est toute la circulation dans la ville qui retrouve sa fluidité. À cet instant, alors, on peut dire qu’on a réussi notre mission. »

Une mission pour laquelle les 45 anges gardiens seront mobilisés du 17 février au 4 mars. Le bilan ne se fera qu’au lendemain de la dernière journée de la Fête du Citron®. Pas avant : « Chaque année, c’est le gros challenge ! Quand la fête se termine et que tout s’est bien passé, c’est un mélange de satisfaction et de soulagement. » Au moins jusqu’à l’année suivante !

Souvenirs, souvenirs…

Trente-huit ans de Fête du Citron®. Trente-huit ans à assurer toutes les missions, « qui se sont multipliées au fur et à mesure des éditions », cela laisse beaucoup de souvenirs. Jean-Marc Cazal est revenu sur deux manifestations s’étant déroulées dans de « drôles » de conditions. « Je me souviens de deux années durant lesquelles nous avons été confrontés à la neige. Les bus étaient à l’arrêt, ils ne pouvaient pas repartir car La Turbie était bloquée ! Nous avions dû changer le plan de circulation pour les faire passer par Roquebrune. Inoubliable… » « Lors d’une inauguration, un transformateur avait explosé. La journée avait été très compliquée. Heureusement, avec la mobilisation de chacun, les compétences aussi, la Fête du Citron® avait pu débuter dans les meilleures conditions malgré tout… »