Le bilan aurait pu être terrible. Lundi 27 novembre, les sirènes des pompiers et des véhicules de sécurité, lancés en direction de la Giraude, ont renvoyé les Mentonnais à de tristes souvenirs. Ceux de leur forêt qui brûle, comme en ce 9 septembre 2015.

Heureusement, s’il est possible de l’écrire ainsi, rien de comparable cette fois puisque 9 hectares, contre 130 à l’époque, sont partis en fumée. Un moindre mal grâce à l’intervention rapide des secours. Le feu aura tout de même occasionné la fermeture de l’accès à l’autoroute en direction de l’Italie. Et une belle frayeur.

En cause ? Non pas un acte criminel, mais selon les premiers éléments d’information un « écobuage mal maitrisé ».

Déchets verts : brûlage interdit à l’année

Indépendamment de cet incident, il convient de rappeler régulièrement la réglementation en vigueur dans le département et donc à Menton.

Elle est simple : l’écobuage et le brûlage des végétaux sont autorisés (mais encadrés, lire ci-après) ; l’incinération des déchets verts est, elle, interdite. Toute l’année. En permanence.

Rappelons aussi que l’écobuage s’entend, dans son sens strict, comme le « brûlage pastoral » visant à préparer la culture d’un terrain, comportant souvent des végétaux sur pied. En revanche, le brûlage de feuilles mortes dans son jardin ne répond pas à cette définition…

Pour ce type de « déchets verts », ce qui inclut plus généralement les « résidus végétaux de l’entretien des terrains publics et privés (à l’exception de ceux issus de la gestion forestière et agricole) », il convient soit de vous rendre en déchèterie, soit de les composter ou de les broyer sur place. Et cela, donc, tout au long de l’année. Une interdiction permanente qui s’explique tant pour éviter les risques d’incendie que pour « prévenir la pollution atmosphérique aux particules fines » selon la préfecture.

Végétaux : brûlage sous conditions

À l’inverse, l’écobuage et l’incinération des végétaux (ainsi que les déchets issus de la gestion forestière) sont possibles mais sous conditions. S’y ajoutent, à titre dérogatoire, les « résidus ligneux issus des obligations légales de débroussaillement ou infectés par le charançon rouge ou Xylella Fastidiosa » et les « résidus de taille d’oliviers et d’arbres fruitiers ».

Si votre opération de brûlage répond bien à ces critères, il vous faudra encore respecter plusieurs règles :

  • De 10h à 15h30 uniquement
  • Du 1er octobre au 30 juin (et du 1er février au 31 mars avec déclaration préalable en mairie). La période rouge (1er juillet-30 septembre) étant, elle, strictement proscrite
  • Pas de vent supérieur à 20km/h
  • Réserve d’eau à moins de 200m
  • Pas à l’aplomb des arbres
  • Pas d’entassement de végétaux (au max. 1,5m de diamètre sur 1m de haut)
  • Surveillance constante des foyers Même dans ces conditions, la dérogation peut être suspendue en cas de pollution de l’air ou de situations à risque édictées par l’État.

Pour tout renseignement, contactez les services préfectoraux ou la mairie.

Détails complets sur www.menton.fr