Depuis l’apparition du premier cas déclaré, dans le Var, en 2006, les responsables sanitaires et le charançon rouge, de son nom scientifique Rhynchophorus ferrugineus, se livrent une lutte incessante. La Ville de Menton, qui a rapidement pris conscience du risque, a toujours été à la pointe de cette « guerre » contre le nuisible. Évidemment, elle s’est rapidement dotée d’une nouvelle arme arrivée sur ce front végétal : le drone !

La vie de nos palmiers étant en danger, le service des parcs et jardins, dirigé par Franck Roturier, a alors fait appel à ces drôles d’engins volants non identifiés qui offrent énormément d’avantages par rapport aux dispositifs employés jusqu’alors.

Par exemple, il n’est plus obligatoire d’utiliser des nacelles, de dresser un périmètre de sécurité pour permettre aux jardiniers d’intervenir, voire d’interrompre la circulation, il suffit de remplir la « soute » du drone du produit adéquat, d’introduire les coordonnées GPS de l’arbre à traiter sur un téléphone portable et de laisser s’envoler le « drôle d’oiseau ».

Et le 8 septembre, dès potron-minet, il est parti à tire-d’aile pour accomplir sa mission de sauvegarde des quelque 25 palmiers touchés par l’insecte-fléau. Pour mieux atteindre l’objectif, quatre représentants d’autant de sociétés étaient présents au club de tennis municipal et au Palais de Carnolès, exceptionnellement fermé pour l’occasion : SCRADH, station d’expérimentation horticole, chargée de l’application des produits, MC Clics, assurant la gestion et le pilotage des drones, Vegetec, s’appliquant à la préparation, l’organisation et au traitement des palmiers témoins, et, enfin, Arysta, responsable du produit, déclaré inoffensif pour la population.

Les conditions étant idéales – pas de vent risquant de dévier la trajectoire des drones, voire gêner la bonne répartition du produit -, une fois le positionnement des engins volants parfaitement réalisé à bonne distance au-dessus des palmiers (une quinzaine de mètres de hauteur à Menton), l’opération a été menée à bien.

Un combat de remporté. Mais, hélas, la guerre contre le charançon rouge n’est pas terminée…