Jusqu’au 10 novembre, en avant-première du festival PhotoMenton, les quatre lauréats du Prix de la Ville 2017 exposent 60 clichés au palais de l’Europe.

C’est devenu un rendez-vous incontournable du paysage culturel mentonnais. Tous les ans, le festival PhotoMenton s’empare du palais de l’Europe. Non seulement celui-ci convie chacune et chacun à découvrir les pattes de 110 photographes à travers la présentation de 1500 clichés remarquables, mais il accueille également 4 000 visiteurs.

Soucieuse d’accompagner au mieux cet événement, la Ville de Menton se positionne à ses côtés en exposant depuis deux ans les lauréats du Prix de la Ville.

Si le festival devrait prendre place du 17 au 25 novembre, c’est donc en guise d’avant-première, du 29 septembre au 10 novembre, qu’une soixantaine de tirages de Michel Picard, William Watel, Rémi Tournier et David Fillet s’affiche dans la galerie d’art contemporain, avenue Boyer. Tous les quatre étant les lauréats de ce prix en 2017.

Des regards amoureux

« L’année dernière, la sélection proposait différentes visions de Menton. Ces décors sont plus exotiques mais nous restons dans un univers familier, mêlant esthétique figée et mouvement, humanité et urbanité, avec une part belle laissée aux lignes architecturales et graphiques », souligne le service culturel de la Ville.

Si Michel Picard, photographe autodidacte, s’inscrit dans une démarche intuitive et porte sur les choses et les personnes un regard amoureux empreint malgré tout d’une certaine distance, William Watel, lui, autant influencé par le photographe Willy Ronis que le peintre Pierre Soulage, s’attache à donner un côté minimaliste et très coloré à des prises de vue qu’il souhaite « bien précises ».

Quant à Rémi Tournier, cet enseignant niçois aime prendre en photo le « seulement une fois » : « Ces moments où de petits hasards concourent à créer de la beauté éphémère, du jamais plus », confirme-t-il.

Un choix quelque peu différent du photographe amateur David Fillet qui travaille davantage les photographies de voyage. Et dans ce cas plus précis, l’opposition entre la vie moderne et le côté traditionnel des Japonais.

PRATIQUE

Jusqu’au 10 novembre à la Galerie d’art contemporain du palais de l’Europe (8, avenue Boyer).
Horaires d’ouverture : du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Tarif plein : 2 euros / Tarif réduit : 1 euro.

J. S.