D’entre les arpents gris, la vie reprend toujours ses couleurs

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Loin des nuances légères colorant les moments forts que l’on retient, avant tout, en temps de bonheur quand l’année s’achève, 2016 nous laissera d’abord son empreinte pesante en noir et blanc. Monochrome de tristesse quand elle ne fut pas rouge sang de violence. 22 mars à Bruxelles, 26 juillet à Saint-Étienne-du-Rouvray et bien sûr 14 juillet à Nice… Autant de dates qui ont renvoyé les Français à d’autres drames. En 2015 déjà, un 7 janvier et un 13 novembre avaient fait vaciller ce que notre société tenait de rationnel et pour acquis au XXIe siècle soi-disant pacifié. Sans rien enlever à la souffrance ni au nécessaire devoir de mémoire pour toutes les victimes, les commémorations qui ont suivi ont montré le seul chemin possible pour avancer avec courage et dignité. Le chemin de la vie tout simplement, qui doit reprendre ses droits afin de ne pas céder à l’obscurantisme ou à la peur. Pour y réussir, pourquoi ne pas prendre exemple sur la nature ? En septembre 2015, des incendies blessaient notre territoire. Avec le temps, mais aussi l’aide de l’homme – une opération de plantation est prévue le 26 novembre -, la vie reprend peu à peu ses droits. Comme la nature, qui finit par triompher d’entre les arpents gris cendre, la vie finit toujours par surmonter les épreuves. Souhaitons que le rendez-vous de Noël, à l’image des événements maintenus à Menton en 2016, en soit de nouveau l’illustration. Le programme des festivités, détaillé dans notre prochain numéro, sera ainsi pensé autour des valeurs et des traditions de notre pays. Pour qu’en cette fin d’année la vie, comme la nature, continue de nous faire sourire et même rêver de ses plus belles couleurs.