L’Association pour la promotion du citron de Menton, le service des Archives municipales de Menton et la classe de CM2 de l’école de l’Hôtel de Ville travaillent au repérage d’anciens vergers à partir des cadastres du XIXe siècle.

Depuis 2015, le citron de Menton est labellisé Indication géographique protégée (IGP). Ce label permet au fruit d’or d’être reconnu comme produit de qualité dans le monde entier. Cette reconnaissance revient à l’Association pour la promotion du citron de Menton (APCM). Actuellement présidée par Christophe Sacchelli et dirigée par Stéphane Constantin, l’APCM regroupe agrumiculteurs, transformateurs et propriétaires fonciers.

Son territoire est constitué de Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Castellar, Sainte-Agnès et Gorbio. Depuis l’obtention de l’IGP, 17 hectares de terrains sont protégés et 2 530 arbres produisent du citron de Menton. Mais l’association ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Ses ambitions ?

Fiancer le citron à la gastronomie française, augmenter la production annuelle (environ 40 tonnes en 2018) et l’adhésion de producteurs habilités IGP (aujourd’hui, ils sont 31 dont 26 sont implantés sur Menton). Rechercher de nouvelles terres agricoles pour y planter des citronniers.

Pour ce faire, l’association travaille avec le service des Archives municipales de Menton (AMM) sur les cadastres réalisés à la demande de Napoléon 1er (1811) et de Napoléon III (1862). Des relevés instructifs sur lesquels les élèves de CM2 de l’école de l’Hôtel de Ville planchent avec plaisir.

Votre mission ?

Repérer les points d’eau et les terres agricoles », explique Valérie Rondelli, responsable des AMM et initiatrice du projet. « Vous allez colorier en jaune les terres agrumicoles, en vert les terres dédiées aux oliviers, en rouge celles destinées aux vignes et en bleu les points d’eau », renchérit Hélène Binet, leur professeur des écoles. À la fois ludique et pédagogique, ce projet apporte aux enfants de nombreuses connaissances ainsi que les compétences demandées en CM2 : décryptage d’un document, respect des consignes, travail en autonomie, etc. Grâce à ces recherches, les anciennes terres agrumicoles – aujourd’hui à l’abandon ou susceptibles d’être vendues – seront étudiées par l’APCM, la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) et la Communauté de la Riviera française (CARF). En effet, dans le cadre de sa compétence Agriculture identitaire, la CARF a sollicité l’aide du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) en 2018 pour le projet « Préservation et valorisation du foncier agricole sur le territoire de l’IGP du citron de Menton ».

Des travaux d’étude, d’animation foncière et de remise en état de parcelles privées et communales ont d’ores et déjà été entrepris.