Le Projet de territoire Horizon 2030 a été présenté le 27 avril en séance communautaire. Première étape d’un projet porteur d’avenir lisible pour les citoyens de la communauté. Les axes : bien-être des habitants, prospérité du territoire et préservation du cadre de vie.

Bâtir la stratégie d’un territoire, c’est décider d’un ensemble d’objectifs opérationnels choisis pour mettre en œuvre une politique préalablement définie. Celle de l’intercommunalité est basée sur le bien-être des habitants, la prospérité du territoire et la préservation d’un cadre de vie.

Le 20 mars, nouvellement élu à la tête de la présidence de la Communauté d’agglomération de la Riviera Française (CARF), le Député-Maire Jean-Claude Guibal avait décliné les dossiers prioritaires dont celui du « Projet de territoire ». Le 27 avril, les élus communautaires étaient réunis au palais de l’Europe pour débattre de ce que pourrait être le Projet de territoire Horizon 2030. Une première réflexion qui dessine ce qu’ils proposent que soit le territoire de la CARF à l’horizon 2030 et les actions à mettre en œuvre pour y parvenir. La population sera bien entendu associée à cette réflexion et ceci d’ici la fin de l’année.

Qu’est-ce qu’un Projet de territoire ?

C’est d’abord définir ce que l’on souhaite que soit le territoire de la CARF aux environs de 2030, dans 13 ans. C’est partager cette vision prospective entre élus et avec les populations des quinze communes qui composent la CARF. C’est, après avoir établi un diagnostic des forces et des faiblesses, des risques et des atouts d’avenir pour le territoire, retenir des orientations et élaborer un programme opérationnel regroupant les actions à mener pour réaliser ce projet. « Notre objectif est d’anticiper les actions à mettre en œuvre pour que notre territoire devienne ce que l’on souhaite qu’il soit à l’horizon 2030. Pour cela, il faut partir du constat de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être demain », a déclaré en préambule le président.

Le diagnostic

Le document évoque un territoire « miraculeusement préservé et authentique, sain, naturel et non pollué » mais aussi « enclavé, quasi insulaire, situé entre deux frontières, qui allie un littoral méditerranéen et un arrière-pays alpestre ». Concernant l’identité, Jean-Claude Guibal s’est appuyé sur un constat à la fois géographique et sociologique : « Sur les 75 000 habitants, 70% résident sur une étroite bande littorale, qui ne représente que 30% du territoire. Celui-ci est donc rural à 70%. Nous devons en tenir compte dans la définition de nos projets ». D’autant que les villages du pays mentonnais accueillent de nombreux actifs du littoral, ce qui invite les élus à ne pas penser les deux franges du territoire de façon distincte mais complémentaire et équilibrée entre les quinze communes.« ‘‘En quête de sens’’, tel est l’avant-propos de notre action, cela veut dire que ce projet est une occasion de faire sens et de nous projeter ensemble vers l’avenir. »

Les grandes orientations

La finalité de ce projet vise le bien-être des habitants, la prospérité du territoire et la préservation du cadre de vie. Pour y parvenir, le conseil communautaire va s’atteler à définir puis à promouvoir une image de la CARF de nature à la différencier et à l’identifier. Il va également travailler pour redonner vie à l’agriculture, améliorer la mobilité pour placer le territoire au cœur des réseaux de transport et de communication car « cela passe aussi par le numérique ». Mais également repenser l’environnement, la sauvegarde du patrimoine bâti, le développement du tourisme d’agrément, la constitution d’un territoire d’excellence et de référence dans les métiers et savoir-faire traditionnels. Mais aussi développer une économie axée sur les filières d’excellence, et en particulier dans le domaine de la santé, de la nutrition et du bien-être. « Nous devons créer un sentiment d’appartenance à la CARF, complémentaire de celui que nous éprouvons pour chacune de nos communes, et impliquer l’ensemble de nos concitoyens dans ce projet, tout en veillant à préserver les identités multiples de nos communes » a conclu le président.