Ils préfèrent manger à la cantine avec leurs copains et leurs copines

Quelque 2 500 repas sont servis quotidiennement dans les cantines mentonnaises. Voilà pour les quantités. La qualité, elle, est dans l’assiette des petits élèves qui apprennent à lire, écrire… mais aussi les saveurs !

On sait désormais pourquoi « ils préfèrent manger à la cantine, avec les copains et les copines… » Non seulement les saveurs titillent les papilles des écoliers, mais le goût des autres est au menu, chaque jour, sur les petits bancs des cantines mentonnaises.

« Nous, on se regroupe entre élèves de la même classe, explique Chiara, qui est en CM1. J’aime tout ici, mais c’est encore meilleur quand on est ensemble ». Chiara se lèche encore les babines : elle vient de déguster son flan pâtissier, un dessert qui conclut en beauté le « festin » du jour concocté par une diététicienne.

Le reste de la carte ? Un duo de melon et pastèque en entrée et du navarin d’agneau accompagné de sa poêlée de légumes en plat de résistance.

La règle des cinq composants est respectée, « c’est la seule demande de la Ville », explique d’ailleurs Pierre Binet, chef du service Éducation-jeunesse. Une exigence formulée au prestataire, la Sodexo, représenté par Stéphane Vives, directeur de la cuisine centrale de Menton : « L’équilibre nutritionnel est perpétuellement recherché. Des notes sont également distribuées afin d’améliorer les recettes. Des animations sont mises sur pied, des buffets découverte, pour travailler sur l’éducation nutritionnelle des enfants. Enfin, nous mettons également en place le personnel nécessaire pour que tout se déroule au mieux ».

Et nous en avons l’exemple sous les yeux… Les assiettes tintent, les verres s’entrechoquent, les plats sont en équilibre précaire sur les plateaux – les plus petits ont parfois du mal à voir ce que contient leur « porte-plats » – pourtant, pas un seul accident à noter. Et ce jour-là, 247 repas ont été servis à des écoliers arrivant par vagues successives au réfectoire !

Bon, avouons tout de même que Sylviane Royeau, conseillère municipale en charge de l’Éducation, a parfois dû sauver certains repas en péril ou couper quelques morceaux d’agneau récalcitrants. « On n’oblige pas les enfants à tout manger, mais à tout goûter au moins… Nous avons un rôle éducatif. Nous les sensibilisons également à la lutte contre le gaspillage », explique-t- elle en désignant le « coin » réservé aux poubelles et au rangement où les enfants débarrassent leurs plateaux.

Il est alors temps d’aller digérer dans la cour de récréation avant la reprise des cours. Quentin, écolier en CE1, donnera une dernière note – humoristique celle-là – à ce service au réfectoire : « Moi, ce que je préfère à la cantine ? Les frites ! » Certaines choses ne changeront jamais…